mardi 27 septembre 2011

Potosi

En route pour Potosi! Et quand on dit route, c'est vrai ... On retrouve même de l'asphalte après un peu moins d'une heure de piste. Le silence de la route... On savoure mais en même temps, on entend un petit bruit bizarre de frottement. Inspection de la voiture... Les protections métalliques de disque de frein arrière  sont cassées, sans doute un choc. Rien de grave, on réparera cela mais il valait mieux le voir, le frottement aurait provoquer quelques dégâts plus ennuyeux . Séance de démontage et remontage des roues et on repart.


Les paysages sont à nouveaux superbes.




Potosi est une ville d'altitude, certains disent même qu'elle est la ville la plus haute du monde mais on n'a pas vérifié. 4000m tout de même. Son attrait principal est son histoire minière. Elle est dominée par un mont, le cero rico, la montagne riche. Les incas y auraient découvert un gisement d'argent mais ne l'aurait pas exploité car une éruption volcanique leur a fait penser que la montagne était sacrée. Les espagnols, quant à eux, ne se sont pas privés. Ils ont exploité cette montagne pour en retirer durant trois siècles, or et argent, pour financer le royaume ibérique. On dit que Potosi à lui seul a financé l'Espagne. Mais à quel prix...  Potosi est le meilleur exemple pour montrer comment un pays au sous-sol si riche est le plus pauvre du continent.


La ville dénombre plusieurs bâtiments coloniaux bien conservés et bien plus grand que tout ce que l'on a vu en Bolivie. Plus loin du centre, les corons des mineurs.


Après bientôt trois mois de vadrouille, nous avons posé nos valises à Potosi à l'hôtle Cima Argentum avec une bonne connection internet pour "skyper" famille et amis, de bons lits, du chauffage et un cuistot "Enrique" hors pair. De quoi, regonfler les batteries de l'équipage pour la suite de l'aventure.


Découverte de la ville en deux temps donc, le centre d'une part et la mine ensuite.


Défilé d'enfants dans la ville





Il faut reboucher la tranchée... Surprise... Ce sont des femmes de plus 50 ans qui s'y collent...

Toute la richesse est là...

vue sur le Mirador surplombant la ville

Echope vendant tout le nécessaire pour les cérémonies d'offrande à la Pachamama. Des herbes en passant par les poteries mais sans oublier les foetus séchés de lama...
Nous visitons ensuite les mines dans lesquelles nous allons découvrir des conditions de travail inhumaine ! Mais avant de voir comment cela se passe aujourd'hui, faisons un rapide retour en arrière. Durant 300 ans, les espagnols ont fait de Potosi un lieu central pour le financement du pays. Ils ont envoyés dans les mines bon nombre d'esclaves indiens et africains. Pour renforcer le rendement, ils ont imposé la tournante en deux équipes de 12h. Les mineurs alternaient donc travail de 12h et sommeil et nourriture pour 12h. Pendant 4 mois, ils ne sortaient pas de la mine. A leur sortie, il fallait leur bander les yeux car ils ne supportaient plus la lumière. On donnait une espérance de vie de 12 ans à ces mineurs. Plus de 8 millions y auraient laissés leur peau en 3 siècles !


La mine a ensuite été exploitée par l'état. Depuis quelques années, ce sont des coopératives de mineurs qui ont repris le flambeau. Ils en ressortent surtout du zinc. Pour un maximum de 400€ par mois, les mineurs travaillent à la barre à mine et au maillet pour ressortir les minéraux dans la chaleur, l'humidité... dans des boyaux dans lesquels on ne peut se tenir debout. Tout cela en chiquant de la coca pour tenir le coup et en priant les dieux de ressortir vivant, en bonne santé et riche. Edifiant!


Explication du rituel mensuel d'offrande réalisé par les mineurs

Achat de divers présents à offrir au mineur (jus, feuilles de coca, des gants de protection,...)



équipement obligatoire... qui s'avère bien utile... surtout le casque (clin d'oeil aussi à Eric)


Dieu Tio. Les mineurs une fois par mois y font leurs offrandes en buvant de l'alcool à 96%

veine de minerais d'argent


Mineur de "réception". Ils remplissent à la pelle des sacs de minerais pour qu'ils soient remontés à la surface.
Ils reçoivent nos présents.

Un chariot de deux tonnes et demi est poussé par deux mineurs

C'est au maillet dans une galerie minuscule que ce mineur casse de la roche pour essayer de gagner sa croute

Remplissage des sacs - Dans cette coopérative, ils sont remontés au treuil électrique. Dans d'autres, ils sont encore remontés à la poulie.

Une visite surprenante pour chacun. L'occasion aussi de croiser des français, ici Jean-Claude (flute, Jos n'est pas sur la photo)

Et aussi Julien et Adeline, qui font leur tour du monde en version Sac à dos ;-)

Les galeries photos ont été mises à jour (Argentine 09/11 et Bolivie 09/11)

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Salar de Uyuni

Le plus grand lac de sel du monde...


Presque aussi grand que la moitié de la Belgique!


L'impression est incroyable, lumineuse, magique...



Il faut éviter de tomber dans les trous d'eau au bord du lac, prendre la bonne entrée... et puis, on roule où on veut sur une couche de 5m de sel dur...


Pas de contrôle de police pour vérifier qui est au volant ;-)








Nous avons passé deux nuits sur le salar, souvenir impérissable...




Le sel est aussi utilisé pour la construction de plusieurs hôtels de sel.




Une pensée aussi pour Gaëtan et Anne qui l'ont traversé à vélo il y a quelques années.


Après 80 km sur le salar, on découvre l'île d'Incahuasi avec ses cactus millénaires.





Le reste en image car la salar est aussi un lieu de jeu "photo"









Pour la partie technique... quand la pompe de transfert de diesel entre les deux réservoirs est bloquée, il reste la bonne vieille méthode du siphon...



Sur les conseils de Max des Manohé, la voiture est passée avant le salar au Fulmigado (pulvérisation d'huile sous la voiture) et après le salar, au nettoyage complet.



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lundi 19 septembre 2011

Uyuni

Du repos, l'occasion de mettre le blog à jour, l'école aussi. Et puis ballade dans le village, à la découverte de l'artisanat bolivien. 






Ancien centre ferroviaire important



De bons médicaments sont toujours bénis...

Lapinou est aussi à la mode bolivienne



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