5 semaines au coeur de ce pays extraordinaire!
La Bolivie est un pays MAGNIFIQUE. Des paysages minéraux, des mines, des vallées printanières, la jungle et la forêt amazonienne, des paysages et des lacs à couper le souffle, des volcans, des étendues de sel à perte de vue, des lamas, des sommets et des altitudes impressionnantes.
La Bolivie, c'est environ la même population que la Belgique (10 millions) pour un pays 36 fois plus grand.
La Bolivie, c'est aussi l'image de la mamita avec son chapeau melon, ses longues tresses et sa petite échoppe sur roulettes ou non.
La Bolivie, c'est un pays avec des richesses incroyables dans son sol. Les enjeux économiques y sont énormes. La plus grande réserve de Lithium au monde se trouve sous le salar de Uyuni. A l'heure du développement de la voiture électrique, on qualifie déjà la Bolivie d'Arabie Sahoudite du Lithium.
La Bolivie, c'est un pays à la population si pauvre, si courageuse, cultivant des champs à la force des mains. Ils sont plus difficiles d'accès mais plus par pauvreté et par timidité. Ils sont aussi un peu "montagnard" sur les bords aussi. Ils sont pour la plupart indigènes, fiers de leur culture portant les couleurs traditionnelles. Tant de Bolivien vivent avec moins de 600€ par an! Plus de 70% de la population vit dans l'altiplano (les hauts plateaux) malgré les conditions climatiques difficiles.
Les infrastructures du pays sont très faibles en terme routier surement mais aussi en terme d'électricité et en terme sanitaire. La viande reste à l'air libre tout comme les produits laitiers.
La Bolivie, c'est aussi un pays d'espoir qui a un nom en trois lettres, écrit partout (sauf à l'est, partie riche du pays souhaitant l'autonomie): EVO! Evo Morales est le premier président indien de la Bolivie, réélu à un second mandat avec un grand soutien populaire, il a su redonner le pouvoir à la majorité pauvre. Il a appliqué de nombreuses réformes appliquant ainsi une politique de gauche courageuse. Il a d'ailleurs failli le payer de sa personne mais la tentative d'assassinat a été déjouée à temps. Modification de la constitution pour reconnaitre les indiens mais surtout plus sociale, grand programme de travaux publics routiers mais aussi en terme d'éducation et de santé. Il a nationalisé les réserves de gaz et augmenta les taxes sur les investissements énergétiques fait en Bolivie. La division avec la population riche aux alentours de Santa Cruz est palpable mais un referendum populaire a consacré le refus d'autonomie de ces régions de l'est.
Le travail à réaliser reste important mais pour comprendre la vraie révolution entreprise, il faut se souvenir d'où vient la Bolivie... C'est un pays qui a toujours été dominé et exploité. D'abord, l'Espagne a tout pris ici, le sous-sol est un gruyère espagnol, tellement l'exploitation des sols et l'esclavagisme des indiens a été poussé à son extrême. Par après, le pays comptait 2 millions de km² au moment de son indépendance et en a perdu la moitié! Le Brésil a pris les hevea de l'Amazonie, le Chili a pris la côte, le Paraguay les deux-tiers du chaco fertile, etc. Par la suite, ce sont coups d'états, dictatures, pouvoirs aux mains des riches propriétaires de mines qui se sont succédés. Il aura fallu bon nombre de soulèvements sociaux pour entamer une transformation. Tiendra-t-elle dans le temps, c'est bien sûr la question!
La Bolivie a en tout cas beaucoup d'atouts dont celui d'avoir des paysages qui comptent parmi les plus beaux du monde!
Le mal de l'altitude nous a laissé un goût de trop peu pour le sud-lipez. On ne dit donc pas Au revoir à la Bolivie mais à bientôt, à partir de San Pedro d'Atacama au Chili.
Côté voyageurs:
Changement de rythme et changement de catégories sont certainement deux bons qualificatifs pour notre état d'esprit.
Nous avons dépassé le cap des trois mois qui nous fait passer de la catégorie des "vacanciers" à la catégorie des voyageurs au long cours. Et c'est vrai que l'on sent la différence, dans l'approche, dans la manière de voir les choses, dans la prise de repères nouveaux et puis surtout dans la notion du temps et du rythme.
Nous avons diminué de manière importante le nombre de kilomètres parcourus et privilégié des durées plus longues dans les 4 ou 5 régions visitées. En fait, nous prenons surtout le temps de vivre et découvrir tout simplement.
Nous avons aussi vécu des expériences tellement différentes de la ballade à cheval dans les canyons rouges à la forêt amazonienne en passant par le salar, les paysages minéraux, la mine, etc... Des souvenirs pleins la tête.
En comparaison avec l'Argentine, nous avons par contre beaucoup moins rencontrés de personnes car le contact avec les boliviens est moins facile. Quelques rencontres très chouettes resteront toutefois dans nos mémoires mais elles sont moins nombreuses.
Ombre principale du tableau? La Bolivie est un pays difficile pour les mécaniques et les voyageurs! Les routes, la qualité du carburant, l'état sanitaire du pays qui nous aura donné son lot de tourista et de gastro, l'altitude (mal de montagne, manque d'oxygène, fatigue,...) sont les éléments plus difficile de notre séjour en Bolivie.
Le "j'aime" - "j'aime pas" des Tégé?
Thomas: J'ai aimé les vêtements traditionnels, les musées, le Salar, le lac Titicaca, l'arc à flèche fabriqué dans la jungle, la forêt amazonienne, les serpents, voir les traces de dinosaures. Ce que j'ai pas aimé: arc à flèche cassé.
Elodie: J'ai aimé: faire la balade à cheval, jouer à faire des photos sur le Salar, revoir les copains, voir des singes en liberté, découvrir la jungle à 30°, voir l'immensité du lac Titicaca, voir les vêtements traditionnels colorés. J'ai pas aimé: voir des mineurs travailler, chiquer de la coca, voir la pauvreté des boliviens, essuyer la vaisselle et avoir mal au bras.
Gwen: J'ai aimé :
notre incursion dans la jungle amazonienne, l'accomplissement d'un rêve. La magie de sa nature m'a fait pénétrer un autre monde.
le spectacle époustouflant du coucher du soleil sur l'Isla del Sol, dans le lac Titicaca. Je comprend pourquoi les Incas pensaient que le Soleil est né sur cette île.
l'impression d'irréel ressentie sur l'étendue infinie et immaculée du Salar d'Uyuni.
les paysages à couper le souffle du Sud Lipez.
les Boliviennes, si belles et authentiques avec leur chapeau boule d'où sortent deux longues tresses noires, leur jupe à jupons et leur fardeau coloré sur le dos.
Etienne: J'aime cette diversité, la forêt amazonienne, le salar, les manifs organisées à tous les coins de rue. Et je n'ai pas aimé une seule chose: les gastro!
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mardi 25 octobre 2011
Titicaca
Encore du contraste, on ressort de l'avion, on a repris 3800m d'altitude en 40 minutes (Rurrenabaque était à 200m d'altitude à peine)... et il fait froid. Il y a des voitures partout, la pollution est omniprésente. Nous fuyons La Paz en quatrième vitesse pour nous diriger vers le lac Titicaca.
Il commence à faire noir, la recherche de bivouac est compliquée. Juste avant de prendre le bac pour aller à Copacabana, nous tentons notre chance dans un petit village, Lupalla. L’accueil est de suite très sympa. Il n'y a aucun touriste ici, nous débarquons comme des extra-terrestres dans une bourgade de pêcheurs d'une trentaine de famille. Les habitants viennent voir le véhicule et découvrir ces étranges voyageurs. On peut bivouaquer où on veut sans soucis et le terrain est plat, nous sommes sur le terrain de foot ;-)
Au réveil, sourire des villageois labourant tous ensemble le champ de pommes de terre. En découvrant le bord du lac, on rencontre Julio Esteban. Il est venu une fois en Europe, en Espagne, pour une exposition artisanale. Ils sont venus y construire une barque en Totora de 22m. Julio Esteban est "constructor de Balsa de Totora", les célèbres barques en roseau qui voguent sur le lac Titicaca. Il nous donne son numéro de portable en cas de besoin et nous offre une barque miniature. Quelle générosité, une fois de plus. Muchos Gracias amigo!
Traversée du lac à Tiquina à l'endroit le plus étroit du lac et route tranquille sur Copacabana, la plage de Bolivie. La route est magnifique, la beauté du plus grand lac d'altitude du monde est splendide. Pour vous donner une idée de sa grandeur, imaginez 1/3 du territoire belge recouvert d'eau...
A Copacabana, d'abord un peu de repos pour les nouveaux malades de l'équipage. Rien de grave mais un nouveau tour de gastro pour la famille.
Une fois remis, nous prenons la direction de l'Isla del Sol. Deux îles principales sont nichées dans le lac côté bolivien. L'île du Soleil et l'île de la Lune. Elles sont très importantes pour la population de la région mais aussi pour toute la culture du continent.
Les premiers Incas y sont nés, sortis d'un rocher. Ce rocher a d'ailleurs donné son nom au lac car il se nomme "Rocher du puma" ou "Titi Kharka". Les mauvaises langues péruviennes nous ont dit qu'il s'agissait plutôt d'organiser un partage. Le Titi pour le Pérou et le ... pour la Bolivie, la Bolivie étant beaucoup plus pauvre. Ce rocher est aussi le lieu de naissance du Soleil! Vous imaginez donc son importance. A quelques centaines de mètres de là, Viracocha, le 5° inca, a demandé à la Lune de s'élever dans le ciel, d'où l’appellation "île de la Lune".
Une nuit sur l'isla del Sol nous a permis de découvrir cette île d'une autre manière et de profiter d'un coucher de soleil... Découverte aussi de nos premiers vestiges inca à l'architecture si parfaite.
Derniers moments en Bolivie. On en fera le bilan dans un prochain message.
La galerie photo de la Bolivie est mise à jour et une galerie photo Pérou est ouverte.
Pour plus de photos et d'histoires, allez sur la galerie photo... en cliquant ici
Il commence à faire noir, la recherche de bivouac est compliquée. Juste avant de prendre le bac pour aller à Copacabana, nous tentons notre chance dans un petit village, Lupalla. L’accueil est de suite très sympa. Il n'y a aucun touriste ici, nous débarquons comme des extra-terrestres dans une bourgade de pêcheurs d'une trentaine de famille. Les habitants viennent voir le véhicule et découvrir ces étranges voyageurs. On peut bivouaquer où on veut sans soucis et le terrain est plat, nous sommes sur le terrain de foot ;-)
Au réveil, sourire des villageois labourant tous ensemble le champ de pommes de terre. En découvrant le bord du lac, on rencontre Julio Esteban. Il est venu une fois en Europe, en Espagne, pour une exposition artisanale. Ils sont venus y construire une barque en Totora de 22m. Julio Esteban est "constructor de Balsa de Totora", les célèbres barques en roseau qui voguent sur le lac Titicaca. Il nous donne son numéro de portable en cas de besoin et nous offre une barque miniature. Quelle générosité, une fois de plus. Muchos Gracias amigo!
Traversée du lac à Tiquina à l'endroit le plus étroit du lac et route tranquille sur Copacabana, la plage de Bolivie. La route est magnifique, la beauté du plus grand lac d'altitude du monde est splendide. Pour vous donner une idée de sa grandeur, imaginez 1/3 du territoire belge recouvert d'eau...
A Copacabana, d'abord un peu de repos pour les nouveaux malades de l'équipage. Rien de grave mais un nouveau tour de gastro pour la famille.
Une fois remis, nous prenons la direction de l'Isla del Sol. Deux îles principales sont nichées dans le lac côté bolivien. L'île du Soleil et l'île de la Lune. Elles sont très importantes pour la population de la région mais aussi pour toute la culture du continent.
| isla del sol |
| nord de l'île |
| vue sur la cordilière real |
Les premiers Incas y sont nés, sortis d'un rocher. Ce rocher a d'ailleurs donné son nom au lac car il se nomme "Rocher du puma" ou "Titi Kharka". Les mauvaises langues péruviennes nous ont dit qu'il s'agissait plutôt d'organiser un partage. Le Titi pour le Pérou et le ... pour la Bolivie, la Bolivie étant beaucoup plus pauvre. Ce rocher est aussi le lieu de naissance du Soleil! Vous imaginez donc son importance. A quelques centaines de mètres de là, Viracocha, le 5° inca, a demandé à la Lune de s'élever dans le ciel, d'où l’appellation "île de la Lune".
Une nuit sur l'isla del Sol nous a permis de découvrir cette île d'une autre manière et de profiter d'un coucher de soleil... Découverte aussi de nos premiers vestiges inca à l'architecture si parfaite.
| Les outils provenant des incas sont encore utilisés pour le travail de la terre |
| La table de sacrifice serait-elle encore utilisée ? |
| L'escalier des incas |
Derniers moments en Bolivie. On en fera le bilan dans un prochain message.
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dimanche 16 octobre 2011
Rurrenabaque - Serere
Changement total de décor et d'atmosphère, après le froid, la sécheresse et les paysages minéraux, nous débarquons pour quelques jours dans la forêt amazonienne, son humidité et sa chaleur.
Pour éviter une très longue piste (près de 20h en bus) pas toujours en bon état, nous avons pris la même option que beaucoup de voyageurs, l'avion. Il faut 40 minutes pour relier La Paz à Rurrenabaque à 240 km au nord-est.
Le trajet en lui-même est déjà une fameuse expérience. Imaginez un avion de 19 places avec vue directe sur les pilotes. Un p'tit coucou à hélice qui en quelques minutes se retrouvent au dessus des sommets enneigés bordant La Paz.
Et quelques instants plus tard, on arrive dans un aéroport de brousse ! La porte s'ouvre et la chaleur est bien présente sans oublier l'humidité des climats tropicaux. Incroyable.
En route pour l'agence Madidi avec qui nous avons décidé de partir dans la jungle. Madidi travel est une agence très différente des autres, elle oriente toute son action vers la préservation et la reconstruction de la forêt amazonienne. Sous l'impulsion de sa directrice, Rosa-Maria, ils ont achetés une partie de la forêt pour la transformer en réserve naturelle privée. L'endroit est magique, nature, protégé, les animaux y sont visibles car ils n'ont pas peur d'être tiré par le premier chasseur venu. Cerise sur le gâteau, on est seul. Il n'y a pas de hordes de touristes comme dans le parc national Madidi tout proche que toutes les autres agences envahissent. Ils font attention à tout au niveau écologique et s'interdise bon nombre de pratiques pourtant demandées par les touristes. Dernière chose, les guides accompagnent maximum 5 personnes par groupe contre 10 pour d'autres agences. Pour nous, le choix a été évident et on ne l'a pas regretté.
Pour rejoindre la réserve, près de trois heures de bateau sont nécessaires sur le Rio Beni. Sur le Rio, on découvre de nombreux pêcheurs qui viennent ici pour quelques jours pour remplir leur nasse. Ensuite, c'est la magie qui intervient toute seule ou presque.
René, notre guide, est vraiment génial, attentif. Il connait la jungle depuis son enfance, il est originaire d'une communauté dans laquelle il vit aujourd'hui encore. Il vit de l'agriculture et de son travail de guide. Son père lui a appris la jungle et puis il a continué à apprendre surtout dans le domaine des plantes médicinales et des traditions ancestrales. Notre séjour dans la jungle terminé, il a pris une demi-journée pour nous accompagner auprès d'un "Ostéopathe" de la jungle pour aider Elodie à remettre son poignet bien en place. Après cela, nous avons encore eu l'occasion de discuter ensemble sur la vie ici et en Belgique. Un très bon moment de découverte d'un bolivien et de la vie de sa famille, c'est d'autant plus génial dans un pays où c'est plutôt la timidité qui est l'attitude première du bolivien. On a aussi appris que René organisait des trekkings dans la jungle, si ça vous dit, on a son numéro de portable.
L'ambiance de la jungle, c'est difficile à reproduire sur un blog. Vous aurez les photos (on en a même fait trop ) pour vous faire une idée mais la jungle, c'est aussi, les bruits, les odeurs,... le jour et la nuit.
Parfois aussi les surprises. Pendant que René est avec Thomas pour lui confectionner un véritable arc à flèche de la jungle, je (Etienne) fait tranquillement des photos quand tout à coup, je vois juste à 2m de moi, un serpent jaune de 2 à 3m de long... On rapplique dare dare près de René. Il me demande de quelle couleur est le serpent. Jaune, on peut aller à sa recherche. Séquence frisson...
Pour nous, c'est certainement un moment fort, un moment inoubliable!
On oubliera assez vite le seul point noir de notre périple. Au retour, panne de moteur sur le bateau! On rejoint la rive. Le pilote demande si quelqu'un n'aurait pas un gsm car lui, il en a un mais il n'a plus de crédit! On essaye: pas de réseau (ça ne nous étonne pas vraiment). Il est persuadé qu'il y a du réseau de l'autre côté du rio... il crie pour appeler un pêcheur pour emmener une petite équipe de gsm sur l'autre rive. Résultat, ça marche, il reste à attendre. 2h pour voir arriver nos sauveurs. Pas de stress jusque là, pour une fois que le problème mécanique ne doit pas être réglé par nous... Par contre, le retour s'est fait de manière trop tardive et une navigation de nuit sans lampes sur le rio au courant fort à remonter et avec les arbres qui effleurent, c'était vraiment un mauvais moment à passer. On était tous bien contents une fois Rurrenabaque rejoint.
Quelques autres photos de nos activités à Serere: pêche du piranha, recherche des caïmans avec lampes de poche, sur la piste des singes, dégustation des insectes de la jungle ...
Pour plus de photos et d'histoires, allez sur la galerie photo... en cliquant ici
Pour éviter une très longue piste (près de 20h en bus) pas toujours en bon état, nous avons pris la même option que beaucoup de voyageurs, l'avion. Il faut 40 minutes pour relier La Paz à Rurrenabaque à 240 km au nord-est.
Le trajet en lui-même est déjà une fameuse expérience. Imaginez un avion de 19 places avec vue directe sur les pilotes. Un p'tit coucou à hélice qui en quelques minutes se retrouvent au dessus des sommets enneigés bordant La Paz.
Et quelques instants plus tard, on arrive dans un aéroport de brousse ! La porte s'ouvre et la chaleur est bien présente sans oublier l'humidité des climats tropicaux. Incroyable.
| Aéroport de Rurrenabaque |
En route pour l'agence Madidi avec qui nous avons décidé de partir dans la jungle. Madidi travel est une agence très différente des autres, elle oriente toute son action vers la préservation et la reconstruction de la forêt amazonienne. Sous l'impulsion de sa directrice, Rosa-Maria, ils ont achetés une partie de la forêt pour la transformer en réserve naturelle privée. L'endroit est magique, nature, protégé, les animaux y sont visibles car ils n'ont pas peur d'être tiré par le premier chasseur venu. Cerise sur le gâteau, on est seul. Il n'y a pas de hordes de touristes comme dans le parc national Madidi tout proche que toutes les autres agences envahissent. Ils font attention à tout au niveau écologique et s'interdise bon nombre de pratiques pourtant demandées par les touristes. Dernière chose, les guides accompagnent maximum 5 personnes par groupe contre 10 pour d'autres agences. Pour nous, le choix a été évident et on ne l'a pas regretté.
| Rosa-Maria |
Pour rejoindre la réserve, près de trois heures de bateau sont nécessaires sur le Rio Beni. Sur le Rio, on découvre de nombreux pêcheurs qui viennent ici pour quelques jours pour remplir leur nasse. Ensuite, c'est la magie qui intervient toute seule ou presque.
| Pêcheur du Rio Beni |
| Habitation de pêcheur |
René, notre guide, est vraiment génial, attentif. Il connait la jungle depuis son enfance, il est originaire d'une communauté dans laquelle il vit aujourd'hui encore. Il vit de l'agriculture et de son travail de guide. Son père lui a appris la jungle et puis il a continué à apprendre surtout dans le domaine des plantes médicinales et des traditions ancestrales. Notre séjour dans la jungle terminé, il a pris une demi-journée pour nous accompagner auprès d'un "Ostéopathe" de la jungle pour aider Elodie à remettre son poignet bien en place. Après cela, nous avons encore eu l'occasion de discuter ensemble sur la vie ici et en Belgique. Un très bon moment de découverte d'un bolivien et de la vie de sa famille, c'est d'autant plus génial dans un pays où c'est plutôt la timidité qui est l'attitude première du bolivien. On a aussi appris que René organisait des trekkings dans la jungle, si ça vous dit, on a son numéro de portable.
| René nous propose un apéritif de larves |
L'ambiance de la jungle, c'est difficile à reproduire sur un blog. Vous aurez les photos (on en a même fait trop ) pour vous faire une idée mais la jungle, c'est aussi, les bruits, les odeurs,... le jour et la nuit.
Parfois aussi les surprises. Pendant que René est avec Thomas pour lui confectionner un véritable arc à flèche de la jungle, je (Etienne) fait tranquillement des photos quand tout à coup, je vois juste à 2m de moi, un serpent jaune de 2 à 3m de long... On rapplique dare dare près de René. Il me demande de quelle couleur est le serpent. Jaune, on peut aller à sa recherche. Séquence frisson...
Pour nous, c'est certainement un moment fort, un moment inoubliable!
On oubliera assez vite le seul point noir de notre périple. Au retour, panne de moteur sur le bateau! On rejoint la rive. Le pilote demande si quelqu'un n'aurait pas un gsm car lui, il en a un mais il n'a plus de crédit! On essaye: pas de réseau (ça ne nous étonne pas vraiment). Il est persuadé qu'il y a du réseau de l'autre côté du rio... il crie pour appeler un pêcheur pour emmener une petite équipe de gsm sur l'autre rive. Résultat, ça marche, il reste à attendre. 2h pour voir arriver nos sauveurs. Pas de stress jusque là, pour une fois que le problème mécanique ne doit pas être réglé par nous... Par contre, le retour s'est fait de manière trop tardive et une navigation de nuit sans lampes sur le rio au courant fort à remonter et avec les arbres qui effleurent, c'était vraiment un mauvais moment à passer. On était tous bien contents une fois Rurrenabaque rejoint.
Quelques autres photos de nos activités à Serere: pêche du piranha, recherche des caïmans avec lampes de poche, sur la piste des singes, dégustation des insectes de la jungle ...
| On en a tous mangé, c'est pas mauvais le "caterpillar". Une larve qui goûte la noix de coco... |
| Avec cet arbre là, on teint les tissus en rouge, on fait du chewing gum, de la colle et on rend les tissus imperméables. La jungle, un vrai supermaché. |
| Fleur de la famille de la banane |
| le point rouge, c'est l’œil du caïman |
| Des milliers de fourmis qui, de nuit, emporte dans le nid des morceaux de feuilles pour cultiver des champignons, leur nourriture future |
| Notre chambre |
| Une Tarentule vient nous dire bonjour au souper |
| La pêche au piranha. Un fil, un hameçon et un morceau de viande rouge! |
| Et ça marche! |
| Des dents impressionnantes. Une saveur très sympa pour le souper. |
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Bolivie
dimanche 9 octobre 2011
La paz
Pour aller de Sucre à La Paz, nous avons privilégié la route d'Oruro pour aller plus rapidement vers le nord mais aussi parce que plusieurs zones au nord de Sucre sont peu accessibles pour l'instant.
Nous reprenons d'abord la route de Potosi et nous sommes arrêtés à Tarapaya, à 17 km plus au nord de la ville pour un premier bivouac. En hauteur de ce petit village, l' "oro del inca" (l'oeil de l'inca), une lagune d'eau chaude (plus de 30°C - ça contraste avec la température extérieure) qui est un cône inversé parfait dont le sommet est le fond de la lagune. L'eau sort de ce centre qui est profond de 22m. La baignade est très agréable et la vue sur les montagnes est magnifique. Au petit matin, la différence de température donne encore un autre spectacle, celui de la vapeur qui s'échappe vers le ciel...
Objectif du lendemain, atteindre Oruro. Première partie de route très montagneuse avec de très belles vues. La Bolivie est vraiment belle ! Ensuite, un très long plateau d'altitude avec des villages d'une sécheresse incroyable, des maisons au milieu de nulle part, une pauvreté d'équipement impressionnante. Comment arrivent-ils à vivre ici ?
Traversée rapide de la ville minière d'Oruro, qui n'est pas très agréable, et bivouac aux thermes d'Obrajes à 25 km à l'est de la ville. Des eaux riches en Magnésium à une température très élevée. On rentre pour faire un petit plongeon et on nous conduit d'abord dans un "bain" privé pour 30 minutes de cure thermale... On ressort après 15 minutes mais quel plaisir. On a presque l'impression de faire un voyage Thalasso ;-)
La piscine est assez bien fréquentée, nous sommes les seuls touristes. Assez cocasse pour nous de voir les femmes passer de l'habit traditionnel à la piscine.
Dernier bout de ligne droite de cette route de 700km pour arriver à El Alto, la ville d'"en-haut" surplombant La Paz. La descente commence... après avoir dépassé quelques maisons à notre droite, la vue se dégage... A couper le souffle! La Paz est là, en bas... 850.000 personnes vivent dans cette vallée et à flan de montagne.
La Paz est bien une ville à deux niveaux... Le haut de la ville se situe à 4000m d'altitude alors que le bas est à 3000m! 1000m de dénivelé au sein d'une même ville! C'est aussi la marque de démarcation de la population, les pauvres étant soumis au climat plus difficiles de l'altitude et les riches se protégeant du climat au creux de la vallée.
La Paz, c'est une ville à la fois trépidante, surtout à cause de la circulation automobile mais aussi une ville paisible où l'on se ballade lentement... (et pas rien que pour reprendre son souffle). La météo est mitigée, on y connaitra notre premier orage.
Nous logeons dans le parking de l'hôtel Oberland, lieu bien connu des voyageurs motorisés. Parking au calme, sanitaires, wifi, piscine pour 5€ par adulte à 25 minutes en taxi du centre. Et comme l'hôtel est tenu par des suisses, on aura même droit à une fondue au resto pour se rappeler un peu la nourriture européenne...
Côté culture, nous avons eu l'occasion de visiter le musée de la coca qui nous a permis de tout savoir sur cette feuille tout autant culturelle que sociale ou économique. Autre lieu de choix visité, le musée des textiles andins où l'on a pu admirer le travail ancestral des différentes ethnies de Bolivie allant de l'élevage des lamas et autres alpagas à la confection. Très beau!
Avant de mettre encore quelques clichés de La Paz, le mot de la fin à Thomas qui résuma si bien notre état d'esprit après 3 mois de voyage tout en se baladant dans la ville:
"J'sais pas pourquoi mais je suis heureux"
La galerie photo est mise à jour.
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Nous reprenons d'abord la route de Potosi et nous sommes arrêtés à Tarapaya, à 17 km plus au nord de la ville pour un premier bivouac. En hauteur de ce petit village, l' "oro del inca" (l'oeil de l'inca), une lagune d'eau chaude (plus de 30°C - ça contraste avec la température extérieure) qui est un cône inversé parfait dont le sommet est le fond de la lagune. L'eau sort de ce centre qui est profond de 22m. La baignade est très agréable et la vue sur les montagnes est magnifique. Au petit matin, la différence de température donne encore un autre spectacle, celui de la vapeur qui s'échappe vers le ciel...
Objectif du lendemain, atteindre Oruro. Première partie de route très montagneuse avec de très belles vues. La Bolivie est vraiment belle ! Ensuite, un très long plateau d'altitude avec des villages d'une sécheresse incroyable, des maisons au milieu de nulle part, une pauvreté d'équipement impressionnante. Comment arrivent-ils à vivre ici ?
Traversée rapide de la ville minière d'Oruro, qui n'est pas très agréable, et bivouac aux thermes d'Obrajes à 25 km à l'est de la ville. Des eaux riches en Magnésium à une température très élevée. On rentre pour faire un petit plongeon et on nous conduit d'abord dans un "bain" privé pour 30 minutes de cure thermale... On ressort après 15 minutes mais quel plaisir. On a presque l'impression de faire un voyage Thalasso ;-)
La piscine est assez bien fréquentée, nous sommes les seuls touristes. Assez cocasse pour nous de voir les femmes passer de l'habit traditionnel à la piscine.
Dernier bout de ligne droite de cette route de 700km pour arriver à El Alto, la ville d'"en-haut" surplombant La Paz. La descente commence... après avoir dépassé quelques maisons à notre droite, la vue se dégage... A couper le souffle! La Paz est là, en bas... 850.000 personnes vivent dans cette vallée et à flan de montagne.
La Paz est bien une ville à deux niveaux... Le haut de la ville se situe à 4000m d'altitude alors que le bas est à 3000m! 1000m de dénivelé au sein d'une même ville! C'est aussi la marque de démarcation de la population, les pauvres étant soumis au climat plus difficiles de l'altitude et les riches se protégeant du climat au creux de la vallée.
La Paz, c'est une ville à la fois trépidante, surtout à cause de la circulation automobile mais aussi une ville paisible où l'on se ballade lentement... (et pas rien que pour reprendre son souffle). La météo est mitigée, on y connaitra notre premier orage.
Nous logeons dans le parking de l'hôtel Oberland, lieu bien connu des voyageurs motorisés. Parking au calme, sanitaires, wifi, piscine pour 5€ par adulte à 25 minutes en taxi du centre. Et comme l'hôtel est tenu par des suisses, on aura même droit à une fondue au resto pour se rappeler un peu la nourriture européenne...
Côté culture, nous avons eu l'occasion de visiter le musée de la coca qui nous a permis de tout savoir sur cette feuille tout autant culturelle que sociale ou économique. Autre lieu de choix visité, le musée des textiles andins où l'on a pu admirer le travail ancestral des différentes ethnies de Bolivie allant de l'élevage des lamas et autres alpagas à la confection. Très beau!
Avant de mettre encore quelques clichés de La Paz, le mot de la fin à Thomas qui résuma si bien notre état d'esprit après 3 mois de voyage tout en se baladant dans la ville:
"J'sais pas pourquoi mais je suis heureux"
| En sortant de notre rendez-vous avec Evo... Palais présidentiel |
| une des échoppes du marché des sorcières... On y trouve tout le nécessaire pour les offrandes. C'est là qu'on achète son fœtus de lama à placer sous la première brique de sa maison |
| Ils polluent mais qu'est-ce qu'ils sont beaux |
| Tiens, une manif devant l'église san francisco |
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